Lors de mon dernier voyage en Islande, j’ai eu la chance de rencontrer un oiseau qui m’a complètement fasciné : le macareux. Maladroit en vol, maladroit à terre, avec son bec coloré et son allure comique, il est impossible de ne pas tomber sous son charme.
Les macareux moines sont des oiseaux très attachants, qui se font des câlins avec leur bec et se toilettent mutuellement. Ils sont aussi très fidèles à leur partenaire et à leur lieu de naissance. Ce sont des symboles de l’amour et de la loyauté pour beaucoup de gens. 😊
Voici quelques-unes de mes découvertes et observations personnelles sur cette créature incroyable, surnommé le clown des mers, le macareux moine.
Mes observations sur le macareux à Latrabjarg
- Plongée impressionnante : J’ai été étonné de voir à quel point ces petits oiseaux sont d’excellents plongeurs. Imaginez, ils peuvent plonger jusqu’à 60 mètres pour attraper leur repas !
- Un vol maladroit : En les regardant voler, j’ai remarqué que le macareux bat ses ailes à une vitesse folle, presque comme un bourdonnement. Il semble ne pas être très à l’aise en vol …
- Un bec bien rempli : J’ai été émerveillé de voir un macareux revenir avec une douzaine de poissons dans son bec. Comment fait-il pour tous les ramener ?
- Des couples attachants : J’ai observé que les macareux paraissent vraiment fidèles à leur partenaire. Ils sont si mignons ensemble, nichant côte à côte chaque année.
- Des becs communicatifs : Pendant la saison des amours, leurs becs deviennent encore plus colorés. C’est comme s’ils se maquillaient pour l’occasion !
- Des nids souterrains : Contrairement à ce que je pensais, les macareux creusent des terriers pour leurs nids. C’était une surprise de les voir disparaître dans le sol.
- Des débuts prudents : Les jeunes macareux ne se précipitent pas vers la mer. Ils prennent leur temps, peut-être pour rassembler leur courage.
- Une patience maternelle : J’ai appris que les macareux couvent leurs œufs pendant six longues semaines. Quelle dévotion !
- Des voyageurs insoupçonnés : Bien qu’ils soient emblématiques de l’Islande, ces oiseaux sont de véritables globe-trotters. Certains voyagent même jusqu’aux États-Unis.
- Des symboles d’amour : Après avoir vu comment les couples de macareux interagissent, je comprends pourquoi certains les considèrent comme des symboles d’amour.
Le saviez-vous ? Le chien de Terre-Neuve et le poney de Terre-Neuve sont des symboles bien connus de Terre-Neuve-et-Labrador. Mais saviez-vous que le macareux moine est l’oiseau symbole officiel de la province de Terre-Neuve-et-Labrador au Canada où vivent plus de 95 % des macareux d’Amérique du Nord.
- Taille : Le macareux moine, l’espèce la plus commune, mesure entre 25 et 30 cm de longueur avec une envergure d’environ 50 à 60 cm.
- Longévité : Le macareux peut vivre jusqu’à 20 ans, bien que la moyenne de vie soit généralement de15 ans.
- Période d’incubation : La période d’incubation des œufs de macareux dure approximativement 6 semaines (42 jours). Pendant cette période, les deux parents se relaient pour couver l’œuf.
- Population actuelle : Il est estimé qu’il y a approximativement 12 à 15 millions de macareux moines dans le monde, mais cette population est en déclin en raison de divers facteurs, dont le changement climatique et la surpêche.
Le macareux d’Islande, un drôle d’oiseau
L’Islande, pays des geysers, des aurores boréales et des paysages lunaires, est également le royaume du macareux, cet oiseau marin au bec coloré.
Le macareux, souvent surnommé « le perroquet de mer » ou « l’oiseau clown », est un oiseau marin reconnaissable à son bec coloré et à son plumage contrasté. Il possède un corps trapu, des courtes ailes qui le rendent agile sous l’eau et des pattes palmées.
Les macareux moines sont des oiseaux marins très habiles pour plonger et attraper des poissons. Ils ont développé plusieurs adaptations pour éviter de se noyer en plongeant. Voici quelques-unes de ces adaptations :
- Ils ont des ailes courtes et puissantes qui leur permettent de battre l’eau comme s’ils volaient et de nager rapidement sous l’eau
- Ils ont des plumes imperméables qui les protègent du froid et de l’humidité. Leur plumage est aussi très dense, ce qui leur donne une bonne flottabilité.
- Ils ont des pattes palmées qui leur servent de gouvernail pour se diriger sous l’eau. Leurs pattes sont situées à l’arrière de leur corps, ce qui leur donne une meilleure stabilité
- Ils ont des yeux adaptés à la vision sous-marine. Ils peuvent ajuster la forme de leur cristallin pour voir clairement à différentes profondeurs. Leurs yeux sont aussi protégés par une membrane transparente qui les empêche de se dessécher ou de s’irriter
- Ils ont un système respiratoire efficace qui leur permet de retenir leur souffle pendant environ 30 secondes ou moins. Ils peuvent aussi contrôler leur rythme cardiaque pour économiser l’oxygène. Ils ferment leurs narines quand ils plongent pour éviter que l’eau ne pénètre dans leurs voies respiratoires .
Grâce à ces adaptations, les macareux moines peuvent plonger jusqu’à 60 mètres de profondeur et attraper plusieurs poissons à la fois qu’ils stockent dans leur bec. Ce sont des oiseaux marins fascinants, n’est-ce pas ? 😊
1. Introduction au macareux en Islande
Surnommé « lundì » par les Islandais, le macareux est devenu un symbole national, attirant chaque année des milliers de touristes et d’ornithologues.
Les macareux moines communiquent entre eux par des sons, des gestes et des postures. Voici quelques exemples de leur communication :
- Ils émettent des cris pour se saluer, se défendre, se localiser ou se courtiser. Leur cri ressemble à un ronronnement ou à un grognement, et varie selon le contexte et l’émotion.
- Ils se font des câlins avec leur bec pour renforcer leur lien affectif et montrer leur fidélité. Ce comportement s’appelle le billing ou le beak-fencing. Il est surtout observé pendant la période de reproduction, mais aussi tout au long de l’année.
- Ils se toilettent mutuellement pour se débarrasser des parasites et maintenir leur plumage en bon état. Ce comportement s’appelle le allopreening ou le preening. Il est aussi un signe d’affection et de confiance entre les partenaires.
- Ils adoptent des postures pour exprimer leur humeur ou leur intention. Par exemple, ils peuvent lever la tête et gonfler le cou pour se faire remarquer ou intimider un rival. Ils peuvent aussi baisser la tête et rentrer le bec pour se soumettre ou se calmer.
Les macareux moines sont donc des oiseaux très communicatifs, qui utilisent différents moyens pour interagir avec leurs congénères. Ils sont capables de reconnaître les individus de leur groupe et de former des liens sociaux durables. Ce sont des oiseaux très intelligents et sensibles, qui méritent notre respect et notre protection. 😊
2. Caractéristiques du macareux
Le macareux est un oiseau marin exceptionnel. Avec son bec rouge orangé, ses plumes blanches et noires et son allure comique, il est facilement reconnaissable. Grand pêcheur, il plonge pour attraper harengs, calamars et crustacés.
En Islande, il est estimé que près de 60 % de la population mondiale de macareux trouve refuge, soit environ 6 millions d’individus. Les îles Westman ont la plus grande colonie au monde.
3. Observation des macareux en Islande
La meilleure période pour observer ces oiseaux en Islande s’étend de juin à août. En août, ils migrent vers des régions plus chaudes. Bien que nombreux, les macareux sont des créatures sensibles. Il est donc essentiel de les approcher avec précaution, en évitant de les toucher ou de les déranger, surtout pendant la période de nidification.
4. Où observer les macareux en Islande ?
L’Islande regorge de spots d’observation. Dans le sud, des lieux comme Dyrholaey et Reynisfjall sont prisés. Les îles Vestmann sont également un excellent point d’observation. Dans l’est, l’île de Papey et Borgarfjörður Eystri sont des incontournables. Pour ceux qui se trouvent près de la capitale, Reykjavik, les îles de Lundey et Akurey offrent une vue imprenable sur ces oiseaux.
Pour ma part je les ai observé à Latrabjarg. Látrabjarg est sans aucun doute l’un des joyaux naturels de l’Islande, offrant une expérience inoubliable pour ceux qui aiment la nature et la faune.
Látrabjarg : Le cap des oiseaux
Látrabjarg est situé à l’extrême ouest de l’Islande, dans la région des Vestfirðir (Fjords de l’Ouest). C’est l’une des trois plus grandes falaises à oiseaux d’Europe et, en fait, le point le plus occidental de l’Europe (si l’on exclut les Açores).
Látrabjarg est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les macareux de près. Ces oiseaux ne perçoivent pas les humains comme des prédateurs directs, permettant aux visiteurs de s’approcher à quelques mètres d’eux.
Látrabjarg s’étend sur 14 kilomètres de long et atteint une hauteur de 440 mètres. La vue depuis le sommet est à couper le souffle, offrant une vue panoramique sur l’océan Atlantique.
La falaise est surtout connue pour être le domicile de millions d’oiseaux, en particulier pendant la saison de nidification. C’est un lieu de prédilection pour les ornithologues et les amateurs d’oiseaux.
Bien que situé dans une région éloignée de l’Islande, la falaise est accessible par la route pendant les mois d’été. Cependant, comme pour de nombreux sites en Islande, il est essentiel de faire preuve de prudence, en particulier près du bord de la falaise.
Conseils pour la visite :
- Respectez la faune : Même si les oiseaux, en particulier les macareux, permettent une approche rapprochée, il est crucial de ne pas les déranger, surtout pendant la saison de nidification.
- Habillez-vous chaudement : Même en été, le vent peut être glacial, et le temps change rapidement.
- Sécurité avant tout : Les bords de la falaise peuvent être instables. Il est donc essentiel de rester à une distance sûre du bord.
Le macareux est plus qu’un simple oiseau pour l’Islande ; il est un trésor national. Toutefois, comme de nombreuses espèces, il est menacé. Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, le macareux moine est une espèce vulnérable. L’Islande abrite de nombreux macareux moines, mais c’est aussi le seul endroit, avec les îles Féroé, où il est légal de les chasser, une activité qui fait partie de la tradition locale.
En Islande, on jette les oisillons macareux du haut des falaises
La station de radio NPR aux États-Unis rapporte une tradition inhabituelle des villes côtières islandaises. Chaque année, entre août et septembre, les locaux sauvent les jeunes macareux, des oiseaux marins, en les lançant des falaises vers l’océan. Cette action vise à protéger ces oiseaux, menacés par la pollution lumineuse urbaine.
Dans les îles Westman, qui hébergent la plus grande colonie de ces oiseaux et comptent 4 300 résidents, c’est l’agitation pendant cette saison. Kyana Sue Powers, une influenceuse numérique qui guide les touristes sur l’île, décrit cette période comme « la saison des macareux ». Elle compare cette tradition à un geste aussi courant que le recyclage.
Les macareux, souvent surnommés « perroquets de mer », naissent dans des niches ou des terriers. Cependant, ils sont faits pour la mer. Normalement, une fois prêts à voler, ils se dirigent vers l’océan, guidés par la lumière lunaire. Mais la pollution lumineuse les désoriente, les conduisant fréquemment vers les zones urbaines. C’est là que les habitants interviennent.
Selon Powers, la meilleure stratégie est de chercher ces oiseaux égarés dans des zones bien éclairées, comme les ports ou les écoles, entre 21 h et 3 h du matin. Avec des gants pour éviter les maladies, les gens recueillent ces oiseaux, généralement entre quatre et dix par nuit, et les mettent dans des boîtes garnies d’herbe.
Il est crucial de les relâcher près des falaises avant la tombée de la nuit pour éviter qu’ils ne soient à nouveau désorientés. Certains les posent doucement au sol, tandis que d’autres les lancent vigoureusement depuis les falaises.
Rodrigo A. Martínez Catalán, un chercheur islandais, souligne l’importance de cette tradition pour la survie de l’espèce. Les macareux sont monogames et ne pondent pas chaque année. La perte successive de générations pourrait décimer la population.
En tant que visiteurs, nous avons la responsabilité de veiller à leur protection et à leur préservation pour les générations futures.
