--- title: "Le burmese : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation" url: https://www.dicoanimaux.com/le-chat-burmesse-apparence-caractere-histoire-sante-et-alimentation.html author: "Dico Animaux" date_published: 2024-05-18T19:43:09+02:00 date_modified: 2026-09-14T13:51:26+02:00 categories: ["Chat", "Races chats"] image: https://www.dicoanimaux.com/wp-content/uploads/2024/05/burmese-cat.webp description: "Tous les burmese du monde descendent d'une seule chatte, Wong Mau, débarquée à San Francisco en 1930. Cette fondation étroite explique à la fois l'allure très typée..." site: "Dico Animaux" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Le burmese : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation Tous les burmese du monde descendent d'une seule chatte, Wong Mau, débarquée à San Francisco en 1930. Cette fondation étroite explique à la fois l'allure très typée de la race et les quelques maladies héréditaires qu'on y dépiste aujourd'hui. ## Wong Mau, point de départ unique ![Chat burmese brun au pelage court et aux yeux dorés, assis sur un rebord](https://www.dicoanimaux.com/wp-content/uploads/2024/05/Le-chat-burmesse-apparence-caractere-histoire-sante-et-alimentation.webp) Le docteur Joseph Thompson, médecin installé à San Francisco, rapporte en 1930 une petite chatte brun foncé venue de Rangoon. Elle intrigue : ce n'est pas une siamoise, sa robe est uniformément sombre au lieu d'être marquée aux extrémités. Faute de partenaire de même type, Thompson la croise avec un siamois seal point, puis remarie les descendants entre eux. Les chatons de couleur sombre uniforme se reproduisent fidèlement, ce qui prouve qu'il tient bien une lignée distincte et non une variante de siamois. Wong Mau était probablement elle-même un chat de type intermédiaire, ce que l'on appellerait aujourd'hui un tonkinois. Toute la race est sortie de là, et de quelques importations complémentaires. **Les dates de la race** 1930 : arrivée de Wong Mau aux États-Unis. 1936 : première reconnaissance par la Cat Fanciers' Association. 1947 : reconnaissance retirée, trop de croisements avec le siamois brouillaient le type. 1953 : rétablissement. 1958 : standard écrit par l'United Burmese Cat Fanciers. ## Une erreur à corriger sur les origines On lit souvent que le burmese comptait parmi les seize races sacrées gardées dans les temples birmans. La source de cette liste existe bel et bien : ce sont les *Tamra Maew*, des manuscrits illustrés du royaume d'Ayutthaya. Ils sont thaïlandais, pas birmans, et le chat cuivré qu'ils décrivent porte le nom thaï de **Thong Daeng**, littéralement « cuivre rouge ». Le nom de la race vient du pays d'où Wong Mau a été expédiée, ce qui n'en fait pas l'héritière des temples de Birmanie. À ne pas confondre non plus avec le sacré de Birmanie, qui est une tout autre race, à poil long et aux gants blancs. ## Deux types de burmese, deux silhouettes Selon l'élevage, vous ne verrez pas le même chat. Le type américain, dit contemporain, a une tête ronde, un nez court avec un stop marqué et un corps compact. Le type européen, issu des lignées britanniques développées à partir des années 1950, garde une tête en coin plus longue, des oreilles plus grandes et une ligne plus orientale. Les deux standards coexistent et ne se croisent pas. Le reste est commun : format moyen, 3 à 6 kg, une masse musculaire dense qui surprend toujours quand on soulève l'animal. Le poil est court, couché, sans sous-poil, ce qui limite l'entretien à un coup de gant par semaine. Les yeux vont du jaune au cuivre. Côté couleurs, les lignées américaines reconnaissent le zibeline, le champagne, le bleu et le platine, tandis que les lignées européennes ajoutent notamment le chocolat, le lilas, le rouge, le crème et l'écaille. ## Caractère : le chat qui parle et qui ne reste pas seul Le burmese est demandeur, bruyant et présent. Sa voix est plus grave et moins perçante que celle du siamois, mais il l'utilise beaucoup, pour commenter la gamelle, la porte fermée ou votre retour. Il monte sur les épaules, se glisse sous la couette, s'installe sur le clavier. Ce tempérament a une contrepartie qu'il faut regarder en face avant d'adopter : ce chat supporte mal les longues absences. Huit à dix heures de solitude quotidienne, répétées, mènent souvent à des miaulements excessifs, à un léchage compulsif ou à des malpropretés. Deux burmese ensemble, ou un burmese et un autre chat sociable, s'en sortent nettement mieux qu'un seul. **Avant de réserver un chaton** Posez trois questions à l'éleveur : le test génétique de l'hypokaliémie a-t-il été fait sur les parents, y a-t-il eu des cas de diabète dans la lignée, et à quel âge les chatons partent-ils (jamais avant 12 semaines en France, c'est la loi). Une réponse évasive sur le premier point suffit à passer son chemin. ## Santé : le diabète et l'hypokaliémie en tête de liste Le burmese vieillit bien. Une étude du Royal Veterinary College publiée en 2024 sur la longévité féline place la race parmi les plus durables, avec une espérance de vie à la naissance d'environ 14,4 ans, contre 11,7 ans toutes races confondues. Restent deux points de vigilance propres à la race. Le premier est le **diabète sucré**, nettement plus fréquent chez le burmese que dans la population féline générale, surtout dans les lignées britanniques et australiennes. Les signes à connaître : le chat boit beaucoup plus, urine davantage, maigrit tout en gardant l'appétit. Ce sont des motifs de consultation rapide, pas d'observation prolongée. Le second est l'**hypokaliémie héréditaire**, un déficit en potassium d'origine génétique qui provoque une faiblesse musculaire, une démarche titubante et cette tête portée basse, cou fléchi, caractéristique des chatons atteints. La transmission est récessive : deux porteurs sains peuvent produire un chaton malade. Un test ADN existe et s'utilise couramment en élevage, ce qui rend ces cas évitables. Ajoutez les gingivites, fréquentes dans la race, et un syndrome vestibulaire congénital observé chez certaines lignées. Tout traitement, y compris un simple apport en potassium, relève du vétérinaire : rien de ce qui traîne dans votre armoire à pharmacie n'a sa place dans la gamelle d'un chat. **Alimentation : la ration se pèse** Le risque de diabète rend la maîtrise du poids plus sérieuse que chez d'autres chats. Une ration pesée chaque jour, riche en protéines animales, répartie en trois ou quatre repas, et une pesée mensuelle du chat. Chez un burmese de 4 kg, 300 g de trop représentent déjà près de 8 % de son poids. La pâtée aide les chats qui boivent peu, et un distributeur à croquettes ralentit les gloutons. Pour une ration ménagère, passez par un vétérinaire nutritionniste : les recettes maison trouvées en ligne manquent presque toujours de taurine et déséquilibrent le rapport calcium-phosphore. Enfin, gardez une eau propre accessible loin de la litière, la plupart des chats refusent de boire à côté de leurs déjections.