--- title: "Havana Brown, : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation" url: https://www.dicoanimaux.com/havana-brown-apparence-caractere-histoire-sante-et-alimentation.html author: "Dico Animaux" date_published: 2024-06-07T08:34:16+02:00 date_modified: 2026-09-14T13:52:45+02:00 categories: ["Chat", "Conseil chats"] image: https://www.dicoanimaux.com/wp-content/uploads/2024/06/Havana-Brown-apparence-caractere-histoire-sante-et-alimentation-1.webp description: "Le Havana Brown est l'une des races félines les plus rares de la planète, et cette rareté est le premier fait à connaître avant d'en vouloir un : une poignée..." site: "Dico Animaux" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Havana Brown, : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation Le Havana Brown est l'une des races félines les plus rares de la planète, et cette rareté est le premier fait à connaître avant d'en vouloir un : une poignée d'élevages actifs en Europe, des listes d'attente qui se comptent en mois, une base génétique étroite qui oblige à regarder de près le pedigree proposé. ## Une robe chocolat qui n'existe presque nulle part ailleurs ![Havana Brown, : apparence, caractère, histoire, santé et alimentation](https://www.dicoanimaux.com/wp-content/uploads/2024/06/Havana-Brown-apparence-caractere-histoire-sante-et-alimentation.webp) La couleur fait toute la race. Poil court, couché, sans sous-poil marqué, d'un brun acajou chaud et uniforme du nez au bout de la queue, sans marques tabby ni poils blancs. Détail que peu de gens remarquent : chez le Havana Brown, la truffe et les coussinets sont eux aussi bruns rosé, jamais noirs. Un chat noir mal éclairé peut faire illusion trente secondes, le nez tranche la question. Côté format, c'est un chat moyen, 3 à 4,5 kg pour une femelle, 4 à 6 kg pour un mâle, avec une musculature sèche qui pèse plus lourd que ne le laisse croire la silhouette. Le museau est carré vu de profil, presque en forme de sabot, une particularité du standard que l'on ne retrouve pas chez le Siamois dont il descend. **Reconnaître un vrai Havana Brown** Robe brun acajou uniforme, yeux verts, moustaches brunes, truffe et coussinets bruns rosé. Un Oriental chocolat lui ressemble mais reste plus long, plus fin, avec un museau en coin. Si l'annonce ne montre pas la truffe en gros plan, demandez la photo. ## Un chat qui vous suit de pièce en pièce C'est un pot de colle, il faut le savoir avant et non après. Il s'installe sur le plan de travail pendant que vous cuisinez, vient inspecter la machine à laver, tend la patte vers votre visage pour attirer l'attention plutôt que de miauler. Cette patte tendue revient dans presque toutes les descriptions d'éleveurs. Il parle, mais bas et rauque, loin du volume d'un Siamois. Il apprend vite : rapporter une balle, ouvrir un placard, répondre à son nom. Un distributeur à croquettes l'occupe réellement, là où une souris en peluche tient dix minutes. Le revers, c'est la solitude. Laissé seul dix heures par jour, il se met souvent à surtoiletter, à miauler la nuit ou à bouder la litière. Si vous êtes absent toute la journée, prenez-en deux, ou choisissez une autre race. Avec les enfants il est patient tant qu'on ne le porte pas comme un sac. **Trois choses à prévoir avant l'arrivée** Un arbre à chat qui monte à hauteur d'homme, deux jeux d'occupation qui distribuent des croquettes, et une fenêtre sécurisée avec vue. Ce chat regarde dehors des heures. Un appartement lui va, un appartement sans point de vue beaucoup moins. ## Années 1950 : une race fabriquée sur mesure Le Havana Brown n'est pas une population locale repérée puis stabilisée, c'est une construction volontaire. Au début des années 1950, des éleveurs britanniques croisent des Siamois chocolate point avec des chats domestiques noirs pour obtenir un chat entièrement brun, sans les points. La race passe aux États-Unis dès le milieu de la décennie et y prend un type un peu plus rond que le type anglais. Le nom, lui, n'a rien à voir avec Cuba : il renvoie à la couleur du tabac de La Havane, ou à celle du lapin Havane selon les versions. ## Une base génétique étroite, et ce que ça change Partir de quelques fondateurs a un prix. La diversité génétique du Havana Brown compte parmi les plus faibles mesurées chez les races félines, au point que les clubs américains ont rouvert le livre des origines à des croisements contrôlés avec des Orientaux et des Siamois. Pour un acheteur, cela se traduit par une seule question à poser : quel est le coefficient de consanguinité de la portée, et quels tests l'élevage pratique-t-il. Un éleveur sérieux sort ces documents sans qu'on insiste. Au quotidien, rien de mystérieux à surveiller. Le tartre s'installe tôt chez les chats de type oriental, et un liseré rouge sur le bord des gencives justifie un rendez-vous, pas trois mois d'attentisme. Une soif qui augmente nettement, des urines plus abondantes, un amaigrissement progressif après huit ans : ce sont des signes d'appel classiques qui appellent un bilan. Aucun ne s'interprète à la maison, et aucun médicament de votre armoire à pharmacie ne doit être donné à un chat, plusieurs antidouleurs humains courants étant mortels pour l'espèce. Vous observez et vous rapportez, le vétérinaire tranche. **Ce qui doit déclencher un appel le jour même** Un chat qui va dans sa litière sans rien produire, qui se plaint en position accroupie, qui respire la bouche ouverte, ou qui ne mange plus depuis 24 heures. Chez le mâle, une obstruction urinaire tue en 48 heures et se traite en clinique, pas à la maison. ## Sa gamelle, et ce qui ne doit jamais y entrer Rien de propre à la race, sinon la tendance à l'embonpoint des chats d'intérieur stérilisés, dont les besoins énergétiques baissent d'environ 20 à 30 % après l'opération. Une ration pesée le matin, une pâtée le soir, la balance une fois par mois : trois cents grammes de plus sur un chat de quatre kilos, c'est déjà 7 % de son poids. L'humide apporte de l'eau, ce qui ménage reins et voies urinaires. La liste des interdits ne dépend pas de la quantité : - Le chocolat, ironie pour un chat de cette couleur : la théobromine est toxique pour lui. - L'oignon et l'ail, crus, cuits, en poudre ou dans un bouillon, qui détruisent les globules rouges. - Le raisin, frais ou sec, associé à des atteintes rénales. - Le xylitol, édulcorant de chewing-gums, de bonbons et de certains beurres de cacahuète. - Le lys, sous toutes ses formes : quelques grains de pollen léchés sur le pelage suffisent à provoquer une insuffisance rénale aiguë chez le chat. Pas de bouquet de lys dans un logement où vit un chat. En cas d'ingestion, on ne fait pas vomir soi-même et on n'attend pas les symptômes : on appelle le vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, l'emballage sous les yeux. ## Trouver un chaton : comptez en mois Les portées sont rares et les élevages français se comptent sur les doigts d'une main, avec des réservations parfois posées avant la saillie. L'attente va de six mois à deux ans selon les années, et le tarif se situe dans le haut de la fourchette, autour de 1 200 à 1 800 euros pour un chaton non destiné à l'élevage. Un prix nettement en dessous doit vous alerter plutôt que vous réjouir. Le chaton part à douze semaines au plus tôt, pucé, vacciné, avec certificat vétérinaire et pedigree LOOF. Si l'un de ces quatre éléments manque, vous n'achetez pas un Havana Brown, vous achetez un chat brun. Ce n'est pas un défaut, mais cela ne vaut pas ce prix.