--- title: "Comment bien nourrir son Setter anglais : conseils et recommandations" url: https://www.dicoanimaux.com/comment-bien-nourrir-son-setter-anglais-conseils-et-recommandations.html author: "Dico Animaux" date_published: 2024-07-28T23:00:54+02:00 date_modified: 2026-09-14T13:55:17+02:00 categories: ["Actus"] image: https://www.dicoanimaux.com/wp-content/uploads/2024/07/Comment-bien-nourrir-son-Setter-anglais-conseils-et-recommandations-1.webp description: "Chez un Setter anglais, l'heure et le rythme des repas comptent presque autant que ce qu'il y a dans la gamelle. Deux repas pesés, un temps de calme d'une heure..." site: "Dico Animaux" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Comment bien nourrir son Setter anglais : conseils et recommandations Chez un Setter anglais, l'heure et le rythme des repas comptent presque autant que ce qu'il y a dans la gamelle. Deux repas pesés, un temps de calme d'une heure avant et après l'effort, une transition étalée sur une semaine quand on change de marque : c'est la routine qui protège un chien de chasse à poitrine profonde. ![Gamelle de croquettes posée au sol devant un setter anglais attentif](https://www.dicoanimaux.com/wp-content/uploads/2024/07/Comment-bien-nourrir-son-Setter-anglais-conseils-et-recommandations.webp) La plupart des guides sur l'alimentation du Setter s'arrêtent à la composition des croquettes. C'est la partie la plus facile, et de loin la moins risquée. Un chien de 25 kg construit comme un tonneau étroit et profond, qui avale sa ration en quarante secondes et repart courir dans la foulée, prend un risque que le meilleur sac de croquettes du monde ne compensera pas. ## Le risque que personne ne raconte : la dilatation de l'estomac Le syndrome dilatation-torsion de l'estomac touche surtout les races à thorax profond, et le Setter anglais en fait partie. L'estomac se remplit de gaz, gonfle, et peut pivoter sur lui-même. Sans intervention chirurgicale rapide, l'issue est fatale en quelques heures. **Les signes qui envoient chez le vétérinaire dans l'heure** Ventre tendu comme un ballon derrière les côtes, tentatives de vomissement qui ne ramènent rien, salivation abondante, chien qui ne tient pas en place et refuse de se coucher. C'est une urgence chirurgicale, pas un mal de ventre à surveiller jusqu'au lendemain. On appelle la clinique de garde en route, on ne donne ni eau ni médicament. Les gestes de prévention sont simples et gratuits. Fractionner en deux repas plutôt qu'un seul gros. Ralentir le chien avec une gamelle anti-glouton ou un tapis de fouille s'il engloutit. Laisser une heure de calme avant l'effort et deux heures après le repas avant de repartir courir. Et ne pas surélever la gamelle : contrairement à ce qu'on lit encore, cette pratique a été associée à plus de cas, pas moins. ## Combien lui donner, vraiment Les quantités qui circulent pour cette race, autour de 350 à 455 g par jour, méritent une nuance. Le haut de la fourchette correspond à un chien de chasse en pleine saison, qui court plusieurs heures sur terrain accidenté, souvent dans le froid. Appliqué toute l'année à un chien de famille, ce chiffre installe un surpoids en quelques mois. - Chien de compagnie avec deux bonnes sorties par jour : la quantité indiquée sur le sac pour son poids, ajustée ensuite selon l'état corporel. - Chien de chasse en saison : la ration monte, et on la répartit hors des heures de travail. - Chien peu actif ou stérilisé : la dépense chute d'environ un quart après la stérilisation, la ration doit suivre. - Chiot : trois repas jusqu'à 6 mois, puis deux, avec un aliment croissance jusqu'à la fin de la croissance (vers 16 mois chez le mâle). Le repère qui tranche n'est pas le chiffre mais les côtes du chien. Main à plat sur le thorax, sans appuyer : on doit les sentir sous une fine couche. Si elles disparaissent, on retire 10 % pendant trois semaines et on refait le test. **Peser plutôt que doser au gobelet** Deux gobelets remplis à la main par la même personne varient facilement de 15 %. Sur une ration de 400 g, cela fait 60 g d'écart par jour, soit l'équivalent d'un repas supplémentaire par semaine. Une balance de cuisine posée à côté du sac règle la question une fois pour toutes. ## Lire l'étiquette sans y passer la soirée Trois points suffisent pour trier un sac. D'abord la liste des ingrédients : une source de protéine animale nommée en premier (poulet, saumon, agneau), pas un vague « viandes et sous-produits animaux ». Ensuite le taux de protéines et de matières grasses, qui doit correspondre au niveau d'activité réel du chien : un aliment sport donné à un chien sédentaire fait grossir. Enfin la présence d'acides gras oméga-3, qui aident au confort articulaire et à la qualité du poil, ce qui se voit chez une race à franges comme celle-ci. Le reste relève surtout du marketing. Le sans-céréales, par exemple, n'a jamais démontré d'avantage chez un chien sans allergie diagnostiquée. Une ration ménagère maison est possible, mais elle se calcule avec un vétérinaire nutritionniste : les recettes trouvées en ligne sont presque toutes déséquilibrées en calcium et en phosphore, et c'est le chiot qui en paie le prix. ## Les aliments qui n'entrent pas dans la gamelle Un Setter tourne autour de la table, prend l'air malheureux, et finit souvent par obtenir quelque chose. Certains aliments courants sont pourtant toxiques pour le chien, à des doses parfois faibles. - Le chocolat, d'autant plus dangereux qu'il est noir et concentré en cacao. - L'oignon et l'ail, crus, cuits ou en poudre, y compris dans un reste de plat cuisiné. - Le raisin frais et le raisin sec, dont la toxicité rénale ne dépend pas de la quantité de façon prévisible. - Le xylitol, présent dans les chewing-gums et les produits sucrés sans sucre. **Des récompenses qui ne déséquilibrent rien** Rondelles de carotte crue, haricots verts cuits sans sel, ou simplement une poignée prélevée sur la ration du jour et gardée dans la poche pour les séances de rappel. Les friandises ne devraient pas dépasser 10 % de l'apport quotidien, et ce qu'elles apportent se déduit du repas. ## Changer de marque sans vider la moquette Un changement brutal provoque presque toujours une diarrhée. La transition se fait sur sept à dix jours : un quart du nouvel aliment les deux premiers jours, la moitié ensuite, trois quarts vers le cinquième jour, puis la totalité. Si les selles restent molles au bout d'une semaine complète, ou si le chien se gratte, se lèche les pattes et fait des otites à répétition, l'hypothèse d'une intolérance mérite une consultation. Le diagnostic d'allergie alimentaire passe par un régime d'éviction encadré par un vétérinaire, et non par l'achat successif de trois sacs hypoallergéniques choisis en rayon. Eau fraîche disponible en permanence, gamelle lavée aussi souvent que la vôtre, et un coup d'œil hebdomadaire sur les côtes. Sur un chien qui vit quinze ans, c'est ce qui change le plus.